

Projet
d’aide alimentaire aux rescapés du tsunami
Interview de Linda
Pascotto, présidente de The Prem Rawat Foundation (TPRF) - la fondation créée
par Prem Rawat - sur l’aide alimentaire apportée aux victimes du tsunami.
12 mars 2005
Vous
revenez de Rome depuis peu où Maharaji a remis un chèque de
150 000$ au Programme Alimentaire Mondial. Racontez-nous.
D’abord
c’est un plaisir de voir les efforts humanitaires de
Maharaji porter leurs fruits. Nous commençons à voir comment
il utilise la Fondation pour améliorer la qualité de vie de
personnes à travers le monde tout en voyageant pour apporter
son message de paix.
Le
Programme Alimentaire Mondial (World Food Program) a été
choisi pour apporter cette aide alimentaire en Indonésie
parce que c’est une organisation irréprochable. Le WFP est
une branche des Nations Unies qui jouit d’une réputation
remarquable. Il détient le plus bas niveau de frais généraux
(9%) de toutes les organisations des Nations Unies. Il est réconfortant
pour nous de savoir que le don fait à cette organisation
parviendra réellement aux personnes à qui il est destiné.
Au
moment où nous parlons, des personnes qui souffrent de la
faim en Indonésie bénéficient des dons qui ont été faits
à TPRF, et nous pouvons en être fiers. Une partie de la
somme versée au WFP a été donnée par Maharaji lui-même,
et le reste provient de la Fondation Prem Rawat qui a réuni
ces dons grâce au fonds de secours qu’elle a mis en place.
J’ai
entendu dire que la cérémonie de remise du chèque a eu lieu
au sénat de Rome.
Le
WFP est basé à Rome en Italie. Emilio Colombo, ancien président
du Parlement italien et ancien premier ministre, a
gracieusement présidé la cérémonie de remise du chèque
dans l’enceinte du sénat Italien. Les représentants de
diverses organisations, dont l’ambassade d’Indonésie, y
assistaient. Nous remercions tous ceux qui ont participé à
cette cérémonie d’en avoir assuré la réussite, à
commencer par Maharaji et le Président Colombo.
J'ai
également appris que la manifestation a été couverte par la
presse italienne.
La
manifestation a largement été médiatisée. Elle a fait la
Une d’un quotidien romain, et le président Colombo en a
parlé quelques jours après, lors d’une interview de 12
minutes diffusée par une chaîne de télévision nationale.
La presse a été très positive et a salué l’action de
Maharaji.
Lors
de notre précédent entretien vous disiez que TPRF avait lancé
une aide alimentaire au Sri Lanka. A-t-elle toujours lieu ?
Notre
partenariat avec la société Jeeva Shakti s’est renforcé
et a évolué vers une collaboration efficace. À l’origine
nous nous étions concentrés sur trois régions de la côte
est du Sri Lanka, particulièrement touchées par le tsunami : Trincomalee,
Batticaloa, et Kalmunai.
Avez-vous
distribué des vivres ou autres approvisionnements ?
Nos
efforts se sont concentrés sur l’aide alimentaire. À
Batticaloa par exemple, nous avons distribué de la nourriture
dans un camp de réfugiés aménagé dans l’université
Saint-Michael qui a ensuite été transféré dans
l’université méthodiste centrale. Plus de 1100 personnes
vivent dans ce camp. Nous avons distribué de la nourriture à
1131 personnes jusqu’au 18 février. Les choses se sont améliorées
pour ces réfugiés, mais nous continuons à distribuer des
petits pains et du lait chaque matin aux enfants avant leur départ
pour l’école.
Avez-vous
aidé d’autres régions du Sri Lanka ?
Oui.
Nous avons choisi des villages de pêcheurs près de Negombo
sur la côte ouest. Les familles ont perdu la plupart de leurs
biens, y compris leur matériel de pêche et leurs bateaux.
Nous avons nourri 30 familles une fois par jour jusqu’au 12
février.
Y
a-t-il d’autres projets en cours ?
Des
personnes sur la côte ouest, à 32 km de Colombo, ont été
victimes du tsunami et se sont réfugiées dans un temple
bouddhiste voisin. Le responsable du temple n’avait plus
rien à leur donner et nous a demandé de l’aider à nourrir
les réfugiés. Nous avons commencé à distribuer de la
nourriture pour ces 678 personnes le 7 mars.
Une
aide est-elle toujours indispensable aux réfugiés ?
Moins
qu’il y a quelques semaines. Il reste des cas où une aide
est toujours nécessaire. Par exemple, le petit déjeuner
nutritif que nous servons aux écoliers dans les camps est très
apprécié parce que la nourriture distribuée manque généralement
de vitamines. Pour ces personnes, l’urgence est de trouver
un emploi, de pouvoir subvenir à leurs propres besoins et de
reconstruire leurs maisons.
Peuvent-ils
reconstruire leurs maisons et leurs villages ?
La
reconstruction pose un gros problème car le gouvernement a
interdit de construire à moins de 100 mètres du rivage et la
plupart de ces personnes habitaient dans cette zone. Le
gouvernement n’a toujours pas apporté de réponse à ce
problème.
Les
enfants peuvent-ils retourner à l’école ?
Les
personnes touchées par le tsunami perçoivent une allocation
de un à deux dollars par jour pour leur famille. C’est
suffisant pour se nourrir, mais pas pour acheter des livres
scolaires, des chaussures ou des habits pour les enfants. Les
enfants ont été particulièrement touchés et continueront
malheureusement à l’être dans les années à venir.
Vers
quel type d’aide allez-vous vous orienter au Sri Lanka ?
Nous
allons continuer notre action et mener des petits projets là
où le besoin se fait le plus sentir. Notre flexibilité est
un atout. Nous pouvons apporter notre aide là où elle est la
plus utile et où ses bienfaits seront les plus tangibles.
Cela fait chaud au coeur de constater que le projet de
Maharaji d’apporter de l’aide aux personnes les plus démunies
est en train de devenir une réalité.
Merci
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